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lundi 20 juillet 2015

Couleur Corbeau

(Aller au début du conte)

Le hibou agacé, c’était en effet trompé dans la proportion de ses pigments. Il avait trop mis de tout, le corbeau était devenu noir ! Mais un noir plein de reflets colorés, un noir qui donnait de la prestance au corbeau.
Celui-ci finalement content, est donc retourné se mirer dans l’eau des étangs. Il y restait encore plus longtemps qu’avant, appréciant l’effet du changement de lumière sur sa belle robe noire.


Comble de fierté pour notre corbeau, savez-vous quoi ? Sa couleur plut tellement que bientôt tous les corbeaux se firent teindre en noir, si bien qu’à ce jour il est quasiment impossible de croiser un corbeau gris !

… encore une question, pensez-vous vraiment qu’un teinturier renommé comme le hibou serait capable de se tromper ? Ne croyez-vous pas que celui-ci aurait pu vouloir jouer un tour au corbeau pour lui faire payer son impertinence ? 

Quand tour et malice arrivent à changer la couleur du monde !

 J’ai découvert ce conte dans le tome 2 de “Les plus beaux contes zen” de Henri Brunel, édité en 2002 chez Calmann-Lévy. Comme la dernière fois je me suis appropriée le texte pour vous livrer cette histoire comme si je vous l’avais racontée de vive voix ;-) 

Et ce conte est fini...(Aller au début du conte)

mercredi 21 janvier 2015

Transformation

(Aller au début du conte)

Enfin sans dire un mot le hibou a attrapé ses pinceaux et s’est activé autour du corbeau. Celui-ci, gagné par le sérieux du hibou, ne disait plus un mot. Il écartait les ailes et les pattes, et laissait le maître opérer. Il était anxieux quand même, le hibou allait-il bien se rappeler de faire sa calotte rouge… Ah non mince, c’est vrai, il avait changé d’idée plus de calotte rouge comme le pic-vert mais des traits blancs prolongeant des pommettes orange comme le martin pêcheur. Oh là là ! Qu’avait-il fait...si lui-même se mélangeait les idées, quand était-il du hibou !?


samedi 17 janvier 2015

Mélange de couleurs

(Aller au début du conte)

Notre hibou s’agaçait, se reconcentrait, attrapait des pigments, touillait, n’écoutait surtout plus le corbeau, attrapait d’autres pigments, et touille et tchac et touille !



dimanche 29 décembre 2013

Couleurs Martin-pêcheur

(Aller au début du conte)

Le corbeau continuait de tourner autour du hibou, à commenter ou plutôt à critiquer son travail...Si bien, que convaincu que ce dernier n'arriverait jamais à lui faire les couleurs du Pic vert, il lui dit :

"Finalement, les couleurs du Martin-pêcheur seraient d'un plus bel effet ! Ce bleu métallisé sur les ailes et la calotte, avec ces reflets vert, un bleu clair comme un ciel d'été sur le dos, le ventre et les joues orangées, le bec noir...La gorge et les côtés du cou blancs pour affiner ma ligne. Oui, ces couleurs donnent une prestance, une grâce qu'il serait dommage que seul un petit oiseau, peureux qui plus est, les porte ! "


C'est qu'il ne manquait pas de prétentions notre corbeau, mais à la veille de changer d'apparence, tout à son rêve et à ses certitudes, s'est-il rendu compte de l'état dans lequel il mettait le hibou ?

vendredi 18 octobre 2013

Trop clair !

(Aller au début du conte)

Le hibou n'avait pas de temps à perdre, il se mit donc aussitôt au travail.

Le corbeau voulait quelque chose de sophistiqué, "les couleurs du Pic vert"...il n'a pas eu la chance d'offrir à ce pic les couleurs de sa parure. Il sait que chacune des couleurs de ce plumage est bien particulière, pourtant la partie la plus périlleuse de cette transformation que demande le corbeau, réside en son application "le contour de l’œil noir", "la calotte rouge", "pff, comme s'il avait le temps, en ce moment, de faire dans le grand art !

Mais comme Monsieur Hibou aime son métier, et par-dessus tout jouer avec les couleurs, il continue de touiller ses chaudrons dans lesquels il apporte petit à petit les pigments manquants afin d'atteindre les couleurs attendues...

...puis voilà que le corbeau penche son bec au-dessus des chaudrons et se met à commenter les opérations... "Non mais, c'est trop clair là Monsieur Hibou ! Soyez vigilant !!"


Chacun son métier, que diable ! Et oui, de quoi je me mêle ! Le corbeau tout à sa coquetterie ne se rend pas compte qu'il agace le hibou...

vendredi 4 octobre 2013

Couleurs Pic-vert

(Aller au début du conte)

"Bonjour Monsieur Hibou !"

"..."

"Je viens vous voir car l'on m'a dit que vous pourriez faire quelque chose pour moi !?"

"hmm..." 
Le hibou avait du retard dans ses commandes et l'arrivée de cet importun, ne l'arrangeait pas vraiment.

"Oui, oui ! On m'a dit que vous étiez Maître en Couleurs, que vous saviez manipuler les plantes, et d'autres matières improbables, même ensuite que vous les mélangiez et que vous réussissiez à faire, grâce à toute cette cuisine, des couleurs plus magnifiques les unes que les autres !!"

La flatterie mit notre hibou d'humeur un peu plus dispose :
"Bon dites-moi que voulez-vous ?"

"Oh Monsieur Hibou, j'aimerais avoir...les couleurs du Pic-vert ! Vous savez le dos d'un beau vert olive, un vert qui se dégrade jusqu'au jaune, un jaune bouton d'or...ensuite il repart sur le vert olive pour finir sur un liseré noir au bord de la queue. Vous voyez ? ...A oui et puis bien sûr, le dessus de la tête rouge comme les coquelicots, le tour de l’œil noir et encore du rouge sur les pommettes. Je 
garderai le ventre clair, quoique avec une légère touche de vert...Oui voilà c'est exactement ce qu'il me faut !"


samedi 10 août 2013

Le teinturier des oiseaux

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Un jour plus triste qu'un autre, il prit une grande décision : il allait changer sa couleur !

C'était possible, il le savait, d'autres l'avaient déjà fait...oui, en ce temps-là, un oiseau exerçait une profession devenue bien rare aujourd'hui, c'était le hibou et il était teinturier.

Donc, ni une ni deux, notre corbeau s'envola et alla rendre visite au hibou.


samedi 20 avril 2013

Un corbeau gris

Dans des temps si reculés que peu de mémoires s'en souviennent, les corbeaux étaient gris.

Oui, gris !

Gris, mais non moins coquets, et celui dont je vais vous parler l'était vraiment beaucoup. Il passait ses journées à observer son reflet dans l'eau des mares ou des étangs.

Il trouvait qu'il possédait un physique plutôt avantageux, avec son gros bec si puissant qu'il pouvait saisir tout ce qu'il voulait ; ses pattes n'étaient pas mal non plus, ce n'était pas celles d'un aigle, d'accord, mais quand même, elles lui rendaient bien des services ; ses ailes ? rien à redire non plus, elles savaient le porter, même lorsqu'il avait décidé de ramener une grosse brindille pour la construction de son nid.

Oui, son physique lui plaisait, en revanche, ce dont il était moins satisfait et bien c'était de sa couleur : grise ! Un gris presque blanc, insignifiant, fantomatique ! Et quand il regardait autour de lui, il voyait la couleur de l'herbe, des coquelicots, des bleuets, du ciel, des boutons d'or, des arbres...bref il était entouré de couleurs et lui se sentait comme une erreur dans le paysage, il déprimait...



samedi 22 décembre 2012

Comment la grenouille craqua

(Aller au début du conte)

Les animaux perdaient espoir, les discussions s'éteignaient : plus d'idée, comment faire... C'est alors qu'une petite voix s'éleva "je crois que je sais", les animaux cherchèrent d'où pouvait venir cette si petite voix et il découvrir parmi eux un ver de terre. C'était bien lui  qui venait de prononcer ces paroles, qui disait savoir comment sauver le monde. Les animaux perplexes l'interrogeaient du regard, il précisa donc "il faut la faire rire !". Ils auraient bien ri pour le coup : quelle farce, la grenouille était butée et quand bien même arriverait-on à la faire rire... Mais faute de mieux, "essaye donc après tout". Et le ver de terre s'exécuta, il fit le clown, usant de mille contorsions plus ridicules les unes que les autres...

 Et l'inespéré se produisit, la grenouille après une succession de grimaces, témoignant de l'effort qu'elle faisait pour se contenir,  rit, et ce rire incontrôlable libéra enfin les eaux de la terre.
Quand la loi du plus fort n'est pas toujours la meilleure...

J'ai eu l'occasion de lire ce conte dans le livre, très riche en la matière, d'Henri GougaudLe Rire de la grenouille. Ce livre n'est pas un recueil mais plutôt une source : les contes n'y sont pas détaillés mais cités en guise d'illustration de leurs utilités et de leurs origines.

Et ce conte est fini...(Aller au début du conte)

dimanche 9 décembre 2012

Vraiment têtue cette grenouille !

(Aller au début du conte)

C'était fait, la grenouille avait tout bu, plus une seule goutte d'eau sur terre.
Désespérés les animaux se sont réunis, les sages et les guerriers ont débattu : pas possible d'employer la force, la grenouille était devenue gigantesque et elle pourrait les écraser sans difficulté. Ils choisirent donc de parlementer...les plus respectables d'entre eux essayèrent, mais la grenouille s'en moquait.
...mais que vont-ils donc devenir ?
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mardi 4 décembre 2012

Une grenouille assoiffée

Avez-vous déjà entendu parler de cette grenouille qui, un matin, se réveillant avec une très grande soif, se mit à avaler toutes les eaux de la terre ?
A-t-elle pensé aux conséquences ? Non, elle répondait à cette envie qui lui disait "bois, bois tant que tu peux !"
Cette histoire n'est pas de moi, c'est un conte qui se relaye de conteur en conteur. Le temps de l'illustrer et je vous raconte la suite...et vous dis bien sûr d'où sont mes sources !
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